Région des Abruzzes : un voyage entre mer et montagnes

Portrait d’une région « forte e gentile »
Blottie au cœur de la péninsule italienne, entre le massif des Apennins et les plages de l’Adriatique, la région des Abruzzes (Abruzzo) se présente comme un territoire aux deux visages : montagneux à l’ouest et littoral à l’est. Son relief accidenté, dominé par le Gran Sasso d’Italia et la Maiella, contraste avec une côte sablonneuse entrecoupée de falaises et de villages de pêcheurs. Près de la moitié de sa surface est classée en parcs nationaux et réserves, ce qui en fait l’une des régions les plus sauvages d’Europe.
Cette mosaïque naturelle explique son surnom de « région verte d’Europe » et son vieux mot d’ordre : forte e gentile (« forte et douce »), reflet de la robustesse de ses montagnes et de la gentillesse de ses habitants. Des pâturages aux forêts, on y rencontre encore des espèces emblématiques comme l’aigle royal, l’ours brun marsicain ou le chamois des Abruzzes.
À l’attention des voyageurs et des amoureux de l’Italie, ce guide vous propose de partir à la découverte de cette région souvent méconnue. Suivant la structure éditoriale d’Italie.fr et un équilibre entre histoire, culture, nature, gastronomie et pratiques touristiques, il retrace plus de 2 000 ans d’histoire, détaille les sites à visiter, les mets à savourer et les événements à ne pas manquer.
Histoire et patrimoine : des tribus italiennes à aujourd’hui
Origines antiques et influences romaines
Le nom d’Abruzzo proviendrait d’Aprutium, évolution du latin ad Praetutium, « terre des Pretuzi », une population italique qui occupait les collines autour de Teramo. Bien avant l’arrivée des Romains, la région était peuplée par différentes tribus samnites – Marses, Peligni, Vestins ou Équicolis – qui pratiquaient la transhumance : chaque année, les bergers conduisaient leurs troupeaux le long des vallées et des gorges des Apennins vers les plaines de Foggia et retour. Ces peuples bâtirent des cités fortifiées et des sanctuaires, dont l’unique statue du Guerrier de Capestrano, conservée au musée de Chieti, témoigne de leur art.
Avec la conquête romaine, les Abruzzes se romanisent. Les anciennes routes transhumantes deviennent des voies stratégiques. Des vestiges romains demeurent à Chieti (l’ancienne Teate), Teramo (Interamnia), Amiternum et Alba Fucens ; un pont et des thermes s’élèvent encore le long des anciennes voies. Le christianisme se diffuse dès le IVᵉ siècle, laissant de nombreuses basiliques.
Du Moyen Âge aux royaumes de Naples
Au haut Moyen Âge, les Abruzzes sont un territoire disputé entre Lombards et Byzantins avant d’être intégrées au Royaume des Deux-Siciles. Les conditions difficiles poussent les habitants à se réfugier dans des villages perchés ; c’est ainsi que naissent les bourgs médiévaux qui font aujourd’hui le charme de la région. Les forteresses de Rocca Calascio et de Civitella del Tronto surveillent les vallées, tandis que les moines bâtissent des abbayes et des ermitages dans la Maiella. L’ancienne capitale régionale, L’Aquila, fondée au XIIIᵉ siècle par Frédéric II et les seigneurs locaux, devient rapidement un centre important grâce à sa position stratégique sur la route transhumante.
La tradition de la Perdonanza Celestiniana commence en 1294 lorsque le moine Pietro da Morrone, élu pape sous le nom de Célestin V, promulgue une bulle accordant l’indulgence plénière chaque 28 août dans la basilique Santa Maria di Collemaggio. Le festival, inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, se caractérise par une Marche du pardon passant par 23 villages et une procession de personnages costumés symbolisant l’hospitalité et la paix.
Durant la domination aragonaise et espagnole (XVe–XVIIᵉ siècles), la région bénéficie d’un certain essor grâce à la transhumance et au commerce de laine. De nombreuses résidences seigneuriales, églises baroques et palais témoignant de cette époque embellissent les villes.
Époque moderne et contemporanéité
Au XIXᵉ siècle, les Abruzzes participent à l’unification italienne. La province, longtemps rattachée au royaume de Naples, est intégrée à la nouvelle nation et subit un long exode rural. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses communautés souffrent. Pescara est notamment bombardée par les Alliés en 1943 ; la ville sera ensuite reconstruite et deviendra l’une des métropoles les plus modernes du littoral.
Le 6 avril 2009, un séisme de magnitude 6,3 frappe la région à 03 h 32 CEST, avec un épicentre proche de L’Aquila. Le tremblement de terre fait 308 morts, des milliers de blessés et laisse environ 66 000 personnes sans abri. De nombreux monuments historiques – notamment la basilique Santa Maria di Collemaggio – sont gravement endommagés. La reconstruction est toujours en cours. Malgré ces épreuves, les Abruzzes restent fidèles à leur surnom : fortes et généreuses envers ceux qui les visitent.
Villes principales à découvrir
L’Aquila – capitale « forte » et cœur spirituel
Située à plus de 700 m d’altitude, L’Aquila est la capitale régionale et l’une des villes historiques les plus hautes d’Italie. Fondée au XIIIᵉ siècle, elle est entourée de montagnes et s’est développée sur un plan en damier avec 99 quartiers originaires de 99 châteaux. Ce chiffre symbolique est rappelé par la Fontaine des 99 cannelles : construite en 1272 en pierres rose et blanche, elle commémore la légende des 99 châteaux et est ornée de 99 gargouilles différentes.
Parmi les autres joyaux du centre historique figurent la basilique Santa Maria di Collemaggio, chef-d’œuvre roman fondé par Pietro da Morrone en 1288 et lieu où il fut couronné pape ; l’église San Bernardino, qui abrite le tombeau du saint ; la forteresse espagnole (XVIᵉ siècle) ; et la basilique Santa Maria di Roio avec son clocher emblématique. Après le séisme de 2009, nombre de ces monuments ont été restaurés et ont retrouvé leur splendeur.
La ville est également le théâtre de la Perdonanza Celestiniana, évoquée plus haut, qui attire chaque été des milliers de pèlerins et de curieux. Elle dispose d’universités dynamiques et d’un club de rugby réputé, L’Aquila Rugby, quintuple champion d’Italie.
Pescara – métropole balnéaire et moderne
Plus grande ville des Abruzzes et seul vrai centre urbain de la côte, Pescara est née de la fusion au XIXᵉ siècle du village de Pescara et de Castellammare Adriatico. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit d’importants bombardements, mais elle est aujourd’hui entièrement reconstruite et devenue une métropole côtière moderne. Divisée par la rivière Pescara, elle présente deux visages :
- Le centre historique, au sud du fleuve, occupe l’emplacement de la « Piazzaforte », forteresse du royaume des Deux-Siciles. On y trouve le Bagno Borbonico, ancienne prison construite en 1510 dans les remparts byzantins et normands et devenu aujourd’hui le Musée du Peuple des Abruzzes, retraçant 4 000 ans d’histoire régionale. On peut également visiter la maison natale du poète Gabriele d’Annunzio, le musée de l’écrivain Ennio Flaiano et la cathédrale moderne San Cetteo.
- Le nord du fleuve est dominé par Piazza Italia, flanquée de bâtiments fascistes conçus par l’architecte Vincenzo Pilotti et abritant l’hôtel de ville et le siège de la province. Plus au sud se déploie un quartier de villas Art nouveau dessinées en 1912. L’ancien club social Aurum, construit en 1910, abrite aujourd’hui un centre culturel. En 2007, la ville a inauguré le Ponte del Mare, le plus grand pont piétonnier et cyclable d’Italie.
Pescara est surtout connue pour ses plages de plus de 20 km et sa promenade bordée de brise-lames ; elle est l’un des principaux centres économiques et touristiques de la côte adriatique. En juillet, la ville accueille le Pescara Jazz, premier festival estival italien dédié au jazz fondé en 1969, considéré comme l’un des plus importants d’Europe, ainsi que les prix Flaiano dédiés au cinéma et à la littérature.
Teramo et Chieti – charme antique et patrimoine archéologique
Au pied du Gran Sasso, Teramo est une ville d’origine préromaine qui conserve des vestiges importants : un amphithéâtre et un théâtre romains, une cathédrale de style roman-gothique (San Berardo) et des ruelles médiévales. Sa situation entre montagnes et collines viticoles en fait un point de départ idéal pour explorer le parc national du Gran Sasso. Chaque été, la ville accueille l’Interamnia World Cup, un tournoi international de handball réunissant des équipes de cinq continents et promouvant le sport et l’inclusion.
Chieti, quant à elle, domine une colline à 330 m d’altitude. Ancienne cité des Marrucins, puis Teate romaine, elle abrite le Musée archéologique national des Abruzzes dans la villa Frigerj, exposant le célèbre Guerrier de Capestrano. On peut aussi y visiter l’amphithéâtre romain, les temples et la cathédrale San Giustino. Sa vie culturelle est animée par un conservatoire de musique et l’université Gabriele d’Annunzio (qu’elle partage avec Pescara).
Incontournables touristiques : monuments, villages et paysages
Monuments et musées
- Rocca Calascio : perchée à 1 460 m d’altitude, cette forteresse médiévale domine la vallée du Navelli. Sa silhouette en ruine, rendue célèbre par les films Ladyhawke et Le Nom de la rose, offre un panorama saisissant. La région environnante compte de nombreux châteaux et églises rurales comme Santo Stefano di Sessanio, bourg fortifié classé parmi les plus beaux villages d’Italie, décrit par Italia.it comme un « joyau au riche passé ».
- Sulmona : patrie du poète Ovide et capitale mondiale des dragées (« confetti di Sulmona »), Sulmona séduit par ses places portiquées, la cathédrale San Panfilo et la porte médiévale de la Badia. Chaque été, la ville organise la Giostra Cavalleresca, tournoi de joutes rappelant la Renaissance où sept quartiers rivalisent à cheval pour décrocher des anneaux.
- Campo Imperatore : surnommé le « Petit Tibet » d’Italie, ce plateau à 2 000 m d’altitude dans le parc du Gran Sasso est un haut lieu de randonnée, de ski et de transhumance. Il abrite l’observatoire astronomique et l’hôtel où fut retenu Mussolini en 1943.
- Lac de Scanno : lac de montagne en forme de cœur situé entre forêts et villages, il est apprécié pour ses balades et pour la photographie. Plus au nord, le lac de Campotosto est le plus grand lac artificiel des Abruzzes.
- Parc national des Abruzzes, du Latium et du Molise : créé en 1923, il couvre 50 000 ha de montagnes et de forêts. Selon Italia.it, ses hêtraies centenaires, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, abritent des espèces rares comme l’ours marsicain, le loup des Apennins ou l’aigle royal.
- Parc national du Gran Sasso et Monti della Laga : ce parc englobe le Gran Sasso avec sa cime du Corno Grande, plus haut sommet des Apennins avec 2 912 m. Son versant nord abrite le glacier du Calderone, l’un des plus méridionaux d’Europe. Le parc protège des villages aux origines médiévales et propose des sentiers de randonnée, d’escalade ou de VTT.
- Parc national de la Maiella (Majella) : deuxième sommet des Abruzzes (2 793 m), la Maiella est une montagne sacrée des pasteurs abritant des ermitages rupestres, des grottes et des abbayes. Le parc recense plus de 2 000 espèces végétales et offre des sentiers thématiques.
- Costa dei Trabocchi : sur la côte chietine, des plateformes en bois appelées trabocchi s’avancent en mer, reliées au rivage par des passerelles. Elles servaient à pêcher sans prendre la mer. Selon Italia.it, environ trente trabocchi subsistent, identifiés comme des « machines de pêche ancrées aux rochers », certaines transformées en restaurants de fruits de mer. La côte mêle criques, dunes et réserves comme la réserve de Punta Aderci.
Villages typiques et bourgs perchés
Outre Sulmona et Santo Stefano di Sessanio, d’autres bourgs méritent un détour :
- Scanno, dont les maisons en pierre descendent en cascade vers le lac ; ses ruelles étroites et ses bijoux en filigrane attirent les photographes.
- Castel del Monte, village de bergers réputé pour le fromage canestrato.
- Pacentro, dominé par son château Caldora ; point de départ de belles randonnées.
- Atri et Città Sant’Angelo, près de la côte, conservent des cathédrales romanes et des fresques.
Nature et activités
Les Abruzzes sont un paradis pour les amoureux de randonnée, de cyclotourisme et de sports de montagne. Le massif du Gran Sasso offre des via ferrata spectaculaires et des ascensions vers le Corno Grande. La Maiella possède des canyons, des grottes et des sources thermales à Caramanico. En hiver, les stations de ski de Roccaraso, Campo Felice ou Ovindoli proposent des dizaines de kilomètres de pistes. Roccaraso est la station la plus renommée, située sur le plateau des Cinq Miles et fréquentée depuis le début du XXᵉ siècle.
Sur la côte, les plages de Pescara, Francavilla al Mare, Silvi ou Vasto sont réputées pour leurs eaux peu profondes ; on y pratique voile, planche à voile et kitesurf. Les réserves marines de Punta Aderci ou de Torre del Cerrano protègent la biodiversité.
Les parcs régionaux de Sirente-Velino et les gorges du Sagittario ajoutent à l’offre de plein air. Pour des activités originales, des centres équestres organisent des randonnées à cheval ; les rivières Aventino et Aterno invitent au rafting ou au kayak ; plusieurs parcours de golf se nichent dans les collines.
Gastronomie et spécialités
Plats emblématiques
La cuisine abruzzese est réputée pour son authenticité et ses saveurs rustiques. Les pâtes artisanales occupent une place centrale. Les spaghetti alla chitarra, coupés avec un instrument ressemblant à une guitare, sont nappés de sauce tomate et de boulettes de viande ou de ragoût. Les pallotte cacio e ova sont de petites croquettes de pain, pecorino et œuf frites puis mijotées dans une sauce tomate. On trouve aussi les ceppette ou ceppe, morceaux de pâte roulée servis avec une sauce au sanglier, et la soupe sagne e fagioli, mélange de pâtes en losanges et de haricots.
Sur les grillades, les arrosticini sont rois : fines brochettes de viande de mouton grillées sur un brasier. On savoure aussi la pecora alla callara, ragoût de mouton cuisiné des heures au chaudron, et le fromage caciocavallo grillé. Les soupes à base de lentilles de Santo Stefano di Sessanio ou de pois chiches de Navelli, les focaccias et les pizzelle (gaufres fines parfumées à l’anis) complètent ce tableau.
Le littoral apporte sa richesse : le brodetto est une soupe de poissons cuisinée selon deux variantes : à Pescara, elle est relevée de vinaigre et de piment sans tomate, tandis qu’à Vasto les poissons pochent dans une sauce tomate. On trouve également du poisson mariné « à la scapece » (fricassée conservée dans le vinaigre) ; plusieurs trabocchi se sont transformés en restaurants de fruits de mer.
Produits et vins
Les Abruzzes se distinguent par une série de produits d’Appellation d’Origine Protégée (AOP) ou de presidia Slow Food. Parmi les huiles d’olive extra-vierge AOP figurent Aprutino-Pescarese, Colline Teatine et Pretuziano delle Colline Teramane. Les charcuteries incluent la ventricina del Vastese, mélange de porc et de paprika, et la mortadella di Campotosto, saucisson ovale entouré de lard. Les fromages notables sont le canestrato di Castel del Monte et le pecorino di Farindola, élaboré avec de la présure de porc.
Le territoire produit également des légumineuses et aromates de qualité : ail rouge de Sulmona, pois chiches de Navelli, safran de l’Aquila cultivé sur le plateau de Navelli et considéré comme l’un des plus fins au monde. Les miel des Apennins et les truffes (notamment la truffe noire d’hiver) sont recherchés.
Côté douceurs, on ne manque pas les bocconotti (tartelettes fourrées à la confiture de raisin, amandes et chocolat), les mostaccioli (biscuits au moût et aux amandes) et surtout les confetti di Sulmona, dragées de renommée internationale préparées avec des amandes de variété Pizzuta d’Avola. Les ferratelle (ou cancelle), gaufrettes aux formes variées cuites dans un moule en fer, sont une spécialité familiale.
Les vins abruzzais comptent parmi les plus célèbres d’Italie centrale. Le Montepulciano d’Abruzzo, créé en 1968 et élevé au rang de DOCG pour l’appellation Colline Teramane en 2003, est un vin rouge sec issu du cépage Montepulciano avec jusqu’à 15 % de Sangiovese. Il se distingue par des tanins souples et un fruité intense ; la mention « Riserva » est réservée aux cuvées vieillies au moins deux ans. La DOC couvre des vignobles vallonnés entre Apennins et Adriatique, où des sols argilo-calcaires et les brises marines favorisent la maturation du raisin.
Le Trebbiano d’Abruzzo, appellation née en 1972, exige au moins 85 % de cépages Trebbiano d’Abruzzo ou Trebbiano Toscano et un élevage minimal de cinq mois. Ce vin blanc se présente dans une robe jaune paille, développe des arômes floraux et de pêche, et offre une bouche minérale et persistante. La région produit aussi les cépages Cococciola et Pecorino, ainsi que des liqueurs comme la gentiane (digestif amer) et la Ratafià (liqueur de cerise).
Fêtes et traditions
Les Abruzzes vibrent au rythme de festivals où se mêlent folklore, religion et convivialité. Outre la Perdonanza Celestiniana de L’Aquila déjà évoquée, le calendrier regorge d’événements :
- Giostra Cavalleresca di Sulmona : ce tournoi néo-médiéval se déroule fin juillet et début août. Sept quartiers de Sulmona (quatre « sestieri » et trois « borghi ») se défient à cheval en tentant d’embrocher des anneaux de tailles décroissantes sur un parcours en forme de huit ; plus de 2 000 bénévoles participent à cette reconstitution historique. La deuxième semaine accueille un championnat européen réunissant des cavaliers d’autres villes italiennes et d’autres pays.
- Fête des Serpari de Cocullo : célébrée chaque 1er mai, cette cérémonie en l’honneur de saint Dominique l’Abbé voit des hommes surnommés « serpari » coiffer la statue du saint de serpents non venimeux et défiler dans les rues. Selon Italia.it, la place du village se remplit de serpari et de reptiles, permettant aux participants d’apprivoiser leurs peurs.
- Processions de la Semaine Sainte de Chieti : la plus ancienne procession d’Italie, accompagnée par un orchestre et un chœur, se déroule le Vendredi saint ; les rues résonnent du « Miserere » de Saverio Selecchy.
- Sagra della Ventricina (juillet, Scerni), Fête du Safran à Navelli (fin octobre) ou Foire des Confetti à Sulmona (août) célèbrent les produits locaux.
- Evénements sportifs : l’Interamnia World Cup de Teramo, l’un des plus grands tournois de handball jeunesse au monde, se déroule depuis 1973 et promeut l’échange culturel. La station de Roccaraso accueille régulièrement des compétitions de ski alpins et snowboard, et L’Aquila et Pescara vibrent pour leurs équipes de rugby et de football.
Sport et vie locale
Les Abruzzes offrent un aperçu unique de la vie quotidienne italienne. Les habitants restent attachés à leurs traditions agricoles et pastorales, tout en s’adaptant au tourisme. Le rugby est un sport phare : le club L’Aquila Rugby a remporté cinq fois le championnat d’Italie, et Delfino Pescara 1936 évolue en Série B avec des promotions en Série A. La région accueille également des événements de cyclisme (passage du Giro d’Italia), des marathons et des rallyes automobile.
Dans les villages de montagne, la transhumance marque toujours le calendrier : à l’automne, les bergers descendent des montagnes vers les plaines du Tavoliere. Le savoir-faire artisanal reste vivace : les dentelles d’Offida, les poteries de Castelli et les tapis de Arazzeria d’Abruzzo sont autant de souvenirs originaux.
Conseils pratiques pour les voyageurs
Quand partir ?
Le climat abruzzais varie fortement entre montagne et littoral. Le littoral bénéficie d’un climat méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux, tandis que les hautes terres connaissent un climat continental avec des étés frais et des hivers rigoureux. Les précipitations sont concentrées à l’automne et au printemps, et les barrières des Apennins créent des contrastes marqués dans l’orientation des vents et des pluies.
Pour profiter des plages, privilégiez juin à septembre ; pour la randonnée en montagne, mai-juin et septembre-octobre offrent des températures agréables. Les stations de ski sont ouvertes de décembre à mars. Les festivals de Sulmona et la Perdonanza se déroulent en été.
Accès et transports
La région est facilement accessible depuis Rome en deux heures par l’autoroute A24 ou par train jusqu’à L’Aquila ou Pescara. L’aéroport international des Abruzzes à Pescara dessert plusieurs villes européennes. Des bus relient Pescara, Chieti, Teramo et L’Aquila, mais la voiture reste le moyen le plus pratique pour explorer l’arrière-pays. Des lignes de ferry relient le port d’Ortona aux îles Tremiti.
Hébergement et gastronomie
Les Abruzzes disposent d’une large offre d’hébergement : hôtels de bord de mer, agritourismes dans les collines, gîtes ruraux et hébergements diffusi (« alberghi diffusi ») dans les villages comme Santo Stefano di Sessanio, où des maisons anciennes transformées en chambres d’hôtes préservent l’authenticité des lieux.
Pour manger, privilégiez les trattorie et osterie familiales. Ne manquez pas un dîner sur un trabocco réhabilité en restaurant de poissons, une expérience unique sur la Costa dei Trabocchi. Dans l’intérieur, de nombreux agritourismes servent des repas préparés avec leurs propres produits (pâtes, viande d’agneau, vin).
Liens utiles
- Office de tourisme régional : abruzzoturismo.it.
- Parcs nationaux : Parco Nazionale d’Abruzzo (Pescasseroli), Parco Nazionale del Gran Sasso e Monti della Laga (Assergi), Parco Nazionale della Majella (Sulmona).
- Musées : Musée du Peuple des Abruzzes à Pescara, Musée archéologique national à Chieti, Musée du costume et des traditions populaires à L’Aquila.
- Articles de blog sur Italie.fr : découvrir la transhumance, itinéraires cyclables en Abruzzes, recettes d’arrosticini.
A retenir
Terre de contrastes, les Abruzzes offrent au voyageur un condensé d’Italie : montagnes imposantes, villages suspendus dans le temps, plages encore sauvages et traditions millénaires. Le riche patrimoine naturel et culturel de la région – des hêtraies classées par l’UNESCO aux festivals comme la Perdonanza Celestiniana – démontre la capacité d’Abruzzo à préserver son identité tout en s’ouvrant au monde. La gastronomie authentique, les vins réputés et l’accueil chaleureux complètent l’expérience. Que vous soyez randonneur, amateur de mer, passionné d’histoire ou simplement curieux, un voyage en Abruzzes est l’assurance de découvrir une Italie insoupçonnée et profondément attachante.





